Lucane cerf-volant
Lucanus cervus

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Lucane cerf-volant
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Biologie

Le lucane cerf-volant est le plus grand représentant des coléoptères en Europe, puisque le mâle peut atteindre 7 cm. C’est les mandibules du mâle, rappelant les bois d’un cerf, qui ont valu son nom à cette espèce. La femelle est appelée dans le langage courant la « grand biche ».
Les mâles utilisent leurs mandibules lors de duels avec d’autres mâles. Après l'accouplement en juin, la femelle cherche un arbre à feuilles caduques (préférence pour les chênes) mort ou sénescent où elle pond individuellement une vingtaine d'œufs dans le sol. Après l’éclosion des œufs, les larves – semblables à celles du hanneton - se nourrissent de bois mort en décomposition (saproxylophages), qu’elles déchiquettent grâce à leurs mandibules. Elles contribuent ainsi à la décomposition du bois mort et à la formation d’humus. De nombreux oiseaux, pics notamment, sont friands de ces grosses larves blanches (8-10 cm pour les larves mâles), riches en protéines.
Après 5 à 8 ans, à la fin de leur croissance, les larves s’enterrent et forment une loge d’argile et de salive de la taille d’un œuf de poule. C’est là qu’a lieu la métamorphose. Bien que celle-ci soit déjà terminée en octobre, les adultes vont encore hiverner dans la loge avant d’émerger à la fin du printemps. Les lucanes cerf-volant adultes meurent à la fin de l’été, après la reproduction; la phase adulte de cet insecte est donc très courte (juin-juillet) en comparaison avec sa longévité totale.
L’adulte vit principalement sur ses réserves, mais peut se nourrir de la sève des arbres ; les femelles peuvent « saigner » l’arbre grâce à leurs mandibules, contrairement aux mâles qui doivent chercher une blessure naturelle d’où la sève s’écoule déjà.
Les adultes sont surtout actifs au crépuscule et à la nuit. Bien que capable de voler, cette espèce est assez sédentaire (rayon de 1-2 km autour du lieu de naissance).

Signes distinctifs

Grand coléoptère, élytres brunes et brillantes, tête et pattes noires, mandibules rougeâtres ; fort dimorphisme sexuel : mâle avec des mandibules très grandes et robustes, celles des femelles moins développées.

Appartient à
 (Lucanidae)
Physique

4-7 cm

Confusions possibles

Mâle impossible à confondre ; pour la femelle, confusion possible avec la petite biche

Degré de menace

Vulnérable

Période d’activité

mi-mai à septembre, plutôt crépusculaire et nocturne

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Mesures de soutien
Exigeant, le lucane cerf-volant

Classé vulnérable sur la liste rouge, le lucane cerf-volant est protégé au niveau suisse et européen. Son recul est lié à la destruction et au morcellement de son habitat (l’espèce est peu mobile), par exemple du fait d’une exploitation forestière trop intensive. Bien que le bois mort en forêt ait augmenté ces dernières années, sa quantité peut localement fortement varier. De plus, il lui faut du bois de qualité, disponible sur une longue durée comme le bois fortement décomposé de nombreux grands et vieux arbres. Que ce soit pour la sécurité des routes, pour faciliter l’exploitation forestière, ceux-ci sont souvent abattus. La plantation à large échelle de bois non typiques de l’habitat et les coupes rases représentent une menace considérable pour ce coléoptère impressionnant. Depuis quelques années, des efforts sont entrepris en sylviculture pour créer des îlots de sénescences et autres réserves forestières, où la nature suit son propre rythme. Une gestion forestière adaptée ne profite pas seulement au lucane cerf-volant mais également à divers oiseaux, amateurs des forêts claires et bien structurées.

Exigeant envers son habitat, la présence du lucane cerf-volant révèle l’existence de grandes quantités de bois mort et de vieux chênes dépérissants, qui sont essentielles pour le cycle de vie de très nombreuses espèces d’insectes et de champignons. On parle d’espèce parapluie.

Du bois mort et du soleil

On trouve également des larves de lucanes cerfs-volants dans les jardins et les parcs. Il est important de garder les vieux arbres (particulièrement les chênes !) le plus longtemps possible sur pied et lorsque nécessaire de les couper à mi-hauteur pour permettre au tronc de pourrir sur pied. À cause de son développement larvaire lent, le lucane cerf-volant est très sensible aux perturbations du milieu. Il faut donc laisser le bois mort à disposition le temps nécessaire !

Même sans arbres, il est possible de créer des habitats artificiels en disposant des tas de bois morts (composé de troncs et de grosses branches) ou en installant des relais constitués d’une rangée de pieux de chêne de bon diamètre profondément enfoncés dans le sol. Ces dispositifs sont à recouvrir de sciure ou copeaux de chêne.

Il peut arriver que l’on rencontre des larves de lucane cerf-volant lors de travaux au jardin ou d’entretien de haies. S’il n’est pas possible de laisser les larves sur place, il faut leur proposer un abri de substitution adapté, par exemple une souche pourrissante dans une forêt bien ensoleillée.

À noter que le lucane cerf-volant n’est pas un nuisible, ni pour les arbres, ni pour les charpentes des maisons ! Au contraire, il remplit un rôle indispensable en participant à la décomposition du bois mort.

Conseils

Malgré sa taille, il n’est pas évident d’observer le lucane cerf-volant ! En effet, en plus d’être rare, il passe la plupart du temps enfoui dans le bois mort sous forme de larve. C’est donc durant la période d’activité des adultes, principalement en juin, qu’on aura le plus de chance de l’observer. Pour ce faire, il faut se rendre au crépuscule, entre 21h et 22h, dans une vieille chênaie ou dans un parc comprenant des vieux arbres. Si l’endroit est normalement bien ensoleillé et qu’on y trouve beaucoup de bois mort, alors il sera peut-être possible de voir et d’entendre (!) voler  un lucane cerf-volant. Ce sont les mâles à la recherche des femelles.

Il est aussi possible d’observer les mâles et les femelles sur les coulées de sève sur des troncs. Les mâles n’hésitent pas à combattre des rivaux pour accéder à la sève et aux femelles. Chanceux, celui qui peut observer un tel combat de mandibules !

Enfin, les lucanes cerfs-volants sont consommés par divers oiseaux. Il arrive qu’on trouve des restes de repas aux pieds des arbres. Souvent, seul l’abdomen est mangé et on retrouve donc le thorax, la tête et les mandibules.

Habitat typique chênaie claire, riche en bois mort
Couple de lucanes cerfs-volants, le dimorphisme sexuel est bien visible
Le lucane cerf-volant est le plus grand coléoptère d’Europe.
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